Installez des ventouses sur une conduite d’eau en fonte ductile DN100 aux points de collecte d’air et aux emplacements vérifiés où le remplissage, la vidange ou les transitoires de pression nécessitent un échange d’air. Commencez par les points hauts locaux du profil de la conduite installée, puis évaluez les changements de pente, les tronçons isolés et les zones de basse pression liées aux pompes. Le positionnement définitif doit tenir compte de la ligne piézométrique et de la séquence d’exploitation : un point haut géométrique peut collecter de l’air tout en restant sous pression, tandis qu’un tronçon plus bas peut subir une dépression lors d’un transitoire.
DN100 indique le diamètre nominal de la conduite. Il ne détermine ni l’espacement des ventouses, ni le diamètre du raccordement, ni la capacité de décharge. Ces choix nécessitent de connaître le diamètre intérieur réel, le profil de la conduite, le débit d’eau, la plage de pression et les débits de remplissage et de vidange prévus.
Utilisez un profil en long indiquant les altitudes de la génératrice supérieure de la conduite, les raccords, les vannes d’isolement, les raccordements des pompes et les sorties de vidange. Les seules altitudes du terrain ne suffisent pas. Une conduite enterrée peut remonter au passage d’un réseau puis redescendre, sans point haut évident au niveau du sol. Les tolérances d’installation peuvent également créer un point haut peu marqué, absent du plan de conception.
Un point haut local constitue le premier emplacement à envisager pour une ventouse à double fonction, car l’air tend à s’accumuler à la génératrice supérieure. Placez le raccordement au sommet, avec une montée continue jusqu’à la ventouse. Un raccordement situé sur la partie descendante peut laisser une poche d’air piégée en amont, en particulier lorsque le débit est faible.
Les changements de pente doivent faire l’objet d’une attention particulière. Lorsque la pente d’une conduite montante diminue, ou que celle d’une conduite descendante augmente, la capacité de l’eau à entraîner l’air change. L’accumulation d’air à ces endroits dépend de la vitesse d’écoulement, de la pente, du volume de la poche et du sens d’exploitation. Incluez ces emplacements dans l’évaluation sans installer automatiquement une ventouse à chaque changement de pente.

Les longs tronçons presque horizontaux nécessitent le même discernement. Le seul respect d’un espacement fixe ne garantit pas que les ventouses intercepteront l’air. Repérez les légères remontées de la génératrice supérieure et évaluez si le débit minimal en exploitation entraîne l’air vers une ventouse existante. Une conduite qui évacue l’air à la demande de pointe peut retenir des poches pendant la nuit lorsque le débit diminue.
L’évacuation de l’air en fonctionnement normal et les échanges d’importants volumes d’air lors du remplissage ou de la vidange nécessitent des fonctions différentes. Choisir le bon emplacement, mais une fonction inadaptée, ne résout pas le problème initial.
Une ventouse conventionnelle de grand orifice, de type air/vide, se ferme généralement lorsque l’eau arrive et n’est pas conçue pour évacuer de petites poches d’air accumulées sous pression. Une ventouse combinée assure les deux fonctions. Vérifiez ses caractéristiques de fonctionnement dans la documentation de la ventouse sélectionnée plutôt que de vous fier à son nom commercial.
Comparez la ligne piézométrique à l’altitude de la conduite en fonctionnement normal, à la pression d’alimentation minimale et dans les conditions d’arrêt prévues. Lorsque la ligne piézométrique se rapproche de l’altitude de la conduite, la marge de pression est faible. L’arrêt d’une pompe, les manœuvres rapides de vannes ou une colonne d’eau en vidange peuvent alors provoquer une pression inférieure à la pression atmosphérique.
Les calculs en régime permanent ne permettent pas de déterminer la pression minimale lors d’un transitoire. La zone de refoulement d’une pompe, par exemple, doit être évaluée si l’arrêt du pompage entraîne une chute de pression et une séparation de la colonne d’eau. Le positionnement des ventouses doit tenir compte du comportement de la pompe, de la fermeture du clapet anti-retour, de l’altitude en aval et des autres dispositifs de protection contre les coups de bélier. Installer simplement une ventouse immédiatement après chaque pompe ne constitue pas une règle de conception fiable.
L’air admis lors d’un événement de basse pression modifie la réponse ultérieure de la pression. Lorsque l’écoulement reprend, l’expulsion rapide de cet air et la fermeture brusque de la ventouse peuvent provoquer une surpression. Il convient donc d’évaluer une évacuation contrôlée ou un dispositif anti-bélier lorsque l’analyse transitoire indique que cette séquence peut se produire. La restriction de l’évacuation influe également sur le temps de remplissage ; la configuration retenue doit donc satisfaire aux deux exigences.
Pour une vidange planifiée, retracez le parcours de l’air depuis chaque ventouse jusqu’à la sortie de vidange, en plaçant les vannes d’isolement dans leurs positions prévues. Une ventouse située en point haut, de l’autre côté d’une vanne d’isolement fermée, ne peut pas protéger le tronçon en cours de vidange. Une conduite comportant plusieurs tronçons pouvant être vidangés séparément peut nécessiter plusieurs points d’admission d’air, même si son profil général ne présente qu’un seul point haut marqué.
Lors d’un remplissage contrôlé, le volume d’air déplacé est approximativement égal au volume d’eau entrant, tant que les effets de compression ne deviennent pas significatifs. Lors de la vidange, l’air doit remplacer l’eau évacuée assez rapidement pour maintenir la pression interne dans les limites de conception. Déterminez d’abord les débits d’eau prévus, puis sélectionnez la ventouse à l’aide de ses courbes de performance publiées.
Utilisez le diamètre intérieur réel de la conduite pour convertir le débit en vitesse de l’eau. Les dimensions nominales DN100 ne décrivent pas complètement la section intérieure, car l’épaisseur de paroi et le revêtement ont une incidence. De même, la désignation du raccordement de la ventouse ne renseigne pas sur le diamètre utile de son orifice d’air.
Les courbes de débit d’air doivent être interprétées en fonction de la différence de pression pertinente et des conditions de référence indiquées. Une capacité annoncée pour de l’air libre ne peut pas être directement comparée au volume d’air comprimé dans une conduite sous pression sans conversion. Vérifiez séparément les performances à l’admission et à l’évacuation : une seule valeur de capacité ne permet pas de déterminer les deux.
Le raccordement en dérivation, la vanne d’isolement, la colonne montante et tous les accessoires d’admission ou de sortie font partie du parcours de l’air. Une dérivation restrictive peut limiter la capacité d’une ventouse de plus grande taille. Prévoyez un raccordement de dimension appropriée et évitez les coudes ou raccords inutiles qui augmentent les pertes de charge ou retiennent l’eau.
Raccordez l’ensemble à la génératrice supérieure de la conduite au moyen d’un té compatible ou d’un dispositif de prise en charge approuvé pour la conduite en fonte ductile concernée. Vérifiez les limites de prise en charge, les caractéristiques du revêtement, la pression nominale et le type de joint avant l’installation. Soutenez la ventouse et la colonne montante afin que leur poids et les charges liées à la maintenance n’exercent pas de contraintes de flexion excessives sur la dérivation.
Installez une vanne d’isolement accessible sous la ventouse pour permettre son entretien. En position normale d’exploitation, elle doit autoriser le débit d’air requis. Indiquez clairement cette position : une ventouse isolée après une intervention n’assure aucune protection, même si l’ensemble reste visiblement en place.
La seule identification du matériau ne suffit pas à établir l’adéquation du produit. Un produit en fonte ductile désigné comme tuyau de chauffage doit tout de même faire l’objet d’une vérification de son aptitude au service d’eau, de son revêtement, de ses dimensions, de sa pression nominale et de ses détails de raccordement avant d’être intégré à cette conduite.
La chambre doit permettre le démontage, assurer un drainage adéquat et offrir un passage propre à l’air admis. Les ventouses air/vide aspirent l’air extérieur dans la conduite ; une chambre inondée crée donc une voie de contamination. Tout dispositif de protection de l’évent doit préserver la capacité de débit d’air utilisée pour le dimensionnement. Les grilles et accessoires de protection doivent également rester accessibles pour inspection et nettoyage.
Remplissez chaque tronçon au débit utilisé pour l’évaluation des ventouses, en laissant les évents prévus en service. Vérifiez que le volume d’air est évacué avant que l’eau n’atteigne la ventouse et que celle-ci se ferme sans fuite ni variation brusque de pression. La présence persistante d’air en aval d’une ventouse fonctionnelle peut indiquer un point haut non repéré, une vitesse d’entraînement insuffisante ou un raccordement restrictif.
Consignez les altitudes de la génératrice supérieure après installation, les fonctions des ventouses, les caractéristiques des orifices, les dimensions des dérivations, les positions des vannes d’isolement ainsi que les séquences de remplissage et de vidange approuvées. Ces données sont importantes lorsque des modifications ultérieures entraînent d’autres sens d’écoulement ou de nouvelles limites d’isolement. Un emplacement de ventouse adapté à la configuration d’exploitation initiale peut devenir inefficace après la reconfiguration de la conduite.
Navigation
Envoyez-nous un message
Service de première qualité et équipe après-vente professionnelle.
*Nous respectons votre confidentialité et toutes les informations sont protégées.
